ENTRACTE # 27

 

ENTRACTE# 27

LIGHTCONE

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mardi 25 avril 2017 / 19h-20h30

auditorium – Musée des Beaux – Arts d’Angers

(sans réservation)

carte blanche, 29’56

60 SECONDS 600 MINUTES, Maki SATAKE, 2013
LE CENTRE ROUGE, Yves-Marie MAHÉ, 2015
DAD’S STICK, John SMITH, 2012
FESTIVAL OF LIGHT, Dan BROWNE, 2007
FETISH FRAMES #1, Masha GODOVANNAYA, 2013
M-CITY, Raphaël MAZE, 2015
PROXIMITY, Inger Lise HANSEN, 2006
SHAKE SHAKE SHAKE, NEOZOON, 2015-2016
TWO SKIES, Lukas MARXT, 2013

lightcone.org/fr

14124 12894

12480 12626 12723 12804 14121

crédits: 60 SECONDS 600 MINUTES, Maki SATAKE, LE CENTRE ROUGE, Yves-Marie MAHÉ, DAD’S STICK, John SMITH, FESTIVAL OF LIGHT, Dan BROWNE, FETISH FRAMES #1, Masha GODOVANNAYA, M-CITY, Raphaël MAZE, PROXIMITY, Inger Lise HANSEN, SHAKE SHAKE SHAKE, NEOZOON, TWO SKIES, Lukas MARXT

Ce mois-ci ENTRACTE donne carte blanche à
LIGHT CONE, une association à but non lucratif dont l’objectif est la distribution, la connaissance et la sauvegarde du cinéma expérimental dont elle s’attache à assurer la promotion en France et dans le monde.
Dans le cadre de ses missions, LIGHT CONE est notamment chargée de distribuer les films qui lui sont confiés en dépôt afin d’assurer la promotion de ces œuvres et du cinéma expérimental en général. Sa vocation première est de permettre à différentes structures culturelles de diffusion telles qu’associations, cinémas, musées, universités, galeries et festivals de montrer les œuvres de sa collection, si possible sur leur support original. A cette fin, LIGHT CONE s’est constituée en coopérative de cinéastes garantissant aux auteurs (ou à leurs ayants droit) la propriété des supports comme des droits des œuvres déposées.
DAD’S STICK de John SMITH, 2012,  4′ 53
‘Dad’s stick’ met en scène trois objets d’usage courant qui ont été montrés au cinéaste par son père peu de temps avant sa mort. Deux d’entre eux ont été tant baignés d’histoire que leurs formes et fonctions d’origine ne sont presque plus reconnaissables. Le troisième objet semblait immédiatement identifiable, mais s’est révélé être quelque chose de tout à fait différent. En se penchant sur ces artefacts ambigus et sur les événements relatifs à leur histoire, ‘Dad’s Stick’ crée un dialogue entre l’abstraction et le sens littéral, en explorant les contradictions de la mémoire pour évoquer le caractère d’un « perfectionniste à la main ferme ».
FESTIVAL OF LIGHT de Dan BROWNE, 2007,  2′ 40
L’enregistrement d’une illumination pendant la nuit la plus sombre de l’année lors d’une célébration annuelle dans le marché de Kensington, Toronto.
FETISH FRAMES #1, de Masha GODOVANNAYA, 2013, 3′ 00
« J’ai tourné et développé ces images au cours d’une résidence à Rotterdam en 2008. Il s’agit d’une Hollande rêvée et touristique — des vues de moulins à vent : véritables accomplissements industriels et techniques d’hier, éléments inutiles mais indéfectibles du paysage urbain d’aujourd’hui. Les images ont été tournées, de loin en loin, sur un vieux film couleur périmé de la marque soviétique Svema, et développées à l’aide de chimies Fuji Films, jadis très importants sur le marché de la pellicule, et peu à peu reconvertis dans la vidéo. Elles sont sorties solarisées, c’est-à-dire aussi avec cette beauté si particulière au support argentique, imprévisible, chaotique et libératoire. Ce sont des images que l’on peut non seulement affectionner, admirer, mais aussi fétichiser en rêvant à l’époque révolue du Celluloïd et des libertés expérimentales. Ainsi chaque photogramme devient-il un objet fétiche — comme ces moulins à vent qui, un jour, ont fonctionné, devenus aujourd’hui des fétiches touristiques, vestiges de carte postale, figés sur des photographies ou imprimés sur des théières en céramique. »
M-CITY de Raphaël MAZE, 2015, 3′ 00
M-CITY, une collaboration de Raphaël Maze et Grégory Robin pour Videoformes. Clermont hanté par Detroit, à moins que ce ne soit le contraire. Musique par Speet Silex.
PROXIMITY, de Inger Lise HANSEN, 2006,  4′ 00
Une caméra timelapse est retournée et déplacée, image par image, sur un chemin longeant une plage. Sol et ciel sont inversés. L’alternance entre quatre prises, réalisées dans des conditions météorologiques différentes, donne naissance à un espace déconcertant et mystérieux, pris dans un temps accéléré, où la solidité initiale de la terre devient, dans la partie supérieure de l’image, un glissement, comme une coulée de lave. Proximity, d’Inger Lise Hansen, a été tourné en 16mm dans le Jutland du Nord (Danemark). Réalisé pour Animate! Première projection sur Channel 4 (Royaume-Uni, décembre 2006)
SHAKE SHAKE SHAKE de NEOZOON, 2015-2016, 4′ 00
Collection de portraits animés d’amateurs de trophées de chasse se serrant la main
TWO SKIES de Lukas MARXT, 2013, 4′ 25
‘Two Skies’ interdit tout changement de perspective, et montre deux horizons d’un champ pétrolier, filmé depuis une plateforme de forage dans la région de Tampen, au sud de la mer de Norvège, à deux moments de la journée : l’aube et le crépuscule. Un paysage surréaliste, détaché de la réalité terrestre, s’étend sur toute la largeur de l’espace. Le bruit sourd et monumental, le bleu pénétrant et l’éclat blanc des vagues transportent le spectateur en un lieu qui ne peut pas exister de cette façon. Deux surfaces océaniques – le sol et le ciel – séparées par un horizon dynamique. Peut-être cet horizon est-il le seuil d’un ailleurs, de paysages qui nous éloignent de ce scénario. Lukas Marxt utilise les éléments de l’eau et du vent comme des outils dans la production de son image. La puissance du vent agite la surface bleue sombre de la mer, qui semble pouvoir se muer en un dangereux vortex d’une seconde à l’autre.