RENAUD STRAK

Mon travail s’articule autour de la relation entre la peinture et les images numériques. Je m’intéresse principalement à la question  de l’appréhension et de la confrontation des images internet et virtuelles. Pour ce faire, j’axe ma réflexion autour de la circulation des images et la représentation virtuelle paysagère. Dans mon travail de peinture Périodique, je prélève des images de leurs sources internet permettant ainsi l’évasion d’un flux. Je réalise également des vidéos qui plongent le spectateur dans un espace virtuel. Le film Panao consiste à déambuler dans un espace fini et à rechercher les limites du jeu. Mais la captation du jeu vidéo par un appareil de faible qualité met en doute la lisibilité de l’image. Le réel vient se mêler au virtuel.  Tandis que dans la vidéo Ligne d’horizon l’image de haute résolution nous plonge dans une fuite sans fin, sur un océan calme qui offre une illusion de profondeur. Ces deux vidéos, diffusées sur deux écrans fixés au mur, sont placées comme deux peintures hyptnotiques, contemplatives, alors que les peintures de Périodique sont le résultat d’une action : s’évader d’un flux , d’une image. Pour réaliser mes tableaux, j’utilise la vidéo-projection sur une toile enduite de peinture brune. Cette projection est réalisée dans une pièce totalement obscurcie. Ce procédé me place ainsi dans l’image et ne m’offre aucun recul vis à vis de la peinture et de la photographie projetée. Cette action est répétée toutes les semaines créant ainsi un nouveaux flux, une nouvelle circulation, un nouveau temps de regard. Les peintures ce succèdent les une aux autres. L’accumulation des tableaux posent ainsi la question du stockage des toiles, de leurs archivages. En parallèle des peinturees réalisées toutes les semaines, toutes les quatres semaines une peinture au format plus grand est réalisée, créant ainsi un second flux, un autre temps de regard. Ces deux travaux consiste à explorer les limites de l’espace numérique par l’intérmédiaire d’un processus de travail.
RENAUD STRAK

crédit: Renaud Strak, Périodique, 2013

site web