Résidence de Caroline Thiery

Du 14 mars au 10 avril

« Je porte un regard curieux et sincère sur les détails de mon environnement physique et mental. Cela va d’une fixette sur une photographie trouvée au cours d’une promenade dans les profondeurs de l’Internet, à une obsession pour la mascotte d’une boutique anglaise vendant des hot-dogs. Mes procédés de création vont découler de ce qui me fascine dans cette rencontre avec des objets culturels populaires, en apparence assez futils.

A travers un travail de peinture,de dessin, de sculpture et d’écriture, j’amène une réflexion sur le rapport entre un objet et ses représentations, en cherchant à traduire/prolonger la matérialité d’un objet en le faisant dialoguer d’un médium à l’autre, en me donnant à des jeux de décontextualisation et de recontextualisation. Les choix esthétiques que je fais dans mon travail sont proches de ma sensibilité à ces sujets culturels. On retrouve généralement dans mes pièces cet aspect pêle-mêle et spontané qui m’anime dans mon appréhension quotidienne des différentes sphères du réel avec lesquelles je jongle.

Je cherche à flouter le positionnement des objets culturels que je m’approprie dans mes pièces, tout en cherchant à placer mes œuvres dans des lieux et rencontres divers, les faisant balancer de sphères appartenant à des imaginaires individuels à des idéaux ou clichés appartenant à l’imaginaire collectif.  » – Caroline Thiery

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Résidence de Barbora Lepší et Théo Michel

Du 18 octobre au 14 novembre 2021


Processing mode: cut of skin, 2020, installation, Barbora Lepší

« Je suis une artiste visuelle travaillant dans les domaines de la peinture, du dessin, de la sculpture et de l’installation. Je travaille souvent avec des programmes graphiques où je crée des dessins et des visuels pour mes installations.
L’espace numérique est une grande source d’inspiration pour moi. Je suis inspiré par un environnement de programmes graphiques qui offre la possibilité de transformer constamment les objets et les couches.
D’un point de vue formel, je me concentre sur les effets et les jeux que j’essaie de transformer dans mon installation à travers des matériaux préfabriqués tels que le papier et le carton, le plexiglass, l’acier, le dibond, les mousses plastiques, les cordes… Mes installations représentent des corps imaginaires et l’impact de la technologie sur eux. Il s’agit de la relation entre l’Homme et la machine à travers des matériaux qui font référence aux technologies et aux surfaces avec lesquelles nous sommes en contact étroit. » – Barbora Lepší

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« Ma pratique arpente sous forme de rhizomes des problématiques autour de la ruine contemporaine et de la quatrième dimension. On y retrouve aussi des notions de catastrophe, des formes dont la matière vivante évolue avec le temps et les évènements. J’apprécie pour cela entre autre le travail de l’argile crue et de modules qui me permettent de déployer voir souligner mes récits dans l’espace en un ensemble de multiples fragments fragiles et mouvants. Ainsi, je me sens proche du jeune mouvement artistique de l’abstraction narrative. Cette recherche, comme la ruine, est une mémoire en mouvement, une « agitation figée », dont la nature fragile et ouverte à l’accident peut se dilater dans le temps et l’espace. Mes installations, avec des matériaux dit « pauvres » et si possible réutilisables, sont en éternelle construction. Elles suivent des cycles et ne cherchent pas à se figer dans une forme finie et sûres d’elles. Elles voyagent à travers des strates et se désagrègent inéluctablement vers des espaces (in)tangibles. De ces vagabondages plastiques éclosent parfois des bulles d’ironies, de critiques du monde qui m’entoure déjà ruine avant même d’être terminé. Finalement je cherche à entrouvrir des portes vers des dimensions supérieures pour s’éclipser du spleen-finement contemporain. » – Théo Michel

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